Etiquette

Le Iaidō et le Jodō sont des disciplines martiales.

Au-delà de l’apprentissage de techniques de combat, leur finalité est le progrès humain par l’observation des valeurs morales du Bushidô (voie du guerrier).

COURAGE – LOYAUTÉ – POLITESSE – MODESTIE – CONTRÔLE DE SOI – RESPECT – BIENVEILLANCE 

Cet ensemble de vertus sont les principes essentiels de la pratique de notre Art Martial

L’engagement dans la pratique implique pleinement l’adhésion à ces valeurs.
Le REIGI (étiquette) définit les règles à suivre au dōjō (DŌ = voie, JŌ = lieu).
Elles sont garantes d’un cadre de pratique juste, facteur de progrès pour chacun.

LE SALUT

La pratique commence et se termine par le salut. Il exprime la politesse et le respect dû au dōjō, au professeur et au partenaire.

L’entrée et la sortie du dōjō sont précédées du salut au shômen. Les pratiquants se saluent mutuellement avant et après l’exercice.

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LA TENUE

Outre l’hygiène corporelle, le vêtement et l’armure doivent être propres, en parfait état et correctement ajustés.

La raison en est à la fois pratique et esthétique. Pratique parce que l’efficacité et la sécurité durant les exercices en dépendent, esthétique parce que le Kigurai (allure, maintien, noblesse) fait partie intégrante de l’art martial.

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LES ARMES

Elles doivent être en parfait état et adaptées au pratiquant. Symbole du katana, l’arme doit être manipulée avec soin et respect au cours la pratique comme en dehors de celle-ci.
Avant le début du cours, il est recommandé de vérifier le bon état de son sabre et notamment la présence et le bon état du mekugi (goupille retenant le sabre dans la tsuka). De même, vérifier que la lame n’est pas ébréchée. Cela prendra seulement quelques secondes, mais garantira une sécurité optimale pour soi et les autres.

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LA HIERARCHIE

Le dōjō est un lieu de progrès mutuel, basé sur le respect et l’entraide ; respect envers le plus ancien dans la pratique, et attention envers les moins avancés. Lors du salut, le placement dans le dōjō se fait par ordre d’ancienneté, et par grade. Le sempaï et les anciens sont les garants du reigi ; ils veillent avec fermeté et bienveillance au bon fonctionnement du dōjō et se doivent d’intervenir en cas de manquement aux règles.

En début de cours, avant l’échauffement, l’étiquette se fait dans cet ordre :
– salut au Shinza (l’autel) ; ce salut est envers les anciens qui ont transmis la connaissance ;
– assise en seiza (ou chakuza) ;
– mokusō ;
– salut aux enseignants ;
– hajime no torei : salut au sabre et mise en place dans le obi ;

En fin de cours :
– owari no torei : salut au sabre ;
– mokusō ;
– salut aux enseignants ;
– kiritsu : lever ;
– salut au Shinza ;

N.B. le mokusō, littéralement taire ses pensées, est un moment de méditation active, c.-à-d. que le corps est immobile, mais que l’esprit doit être pleinement conscient de ce qui l’environne, en ne s’accrochant à rien de particulier, en état d’écoute totale, de vigilance. La respiration ventrale doit être exécutée.

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Toutefois, chaque pratiquant quel que soit son grade est concerné et par conséquent, responsable en fonction de son expérience et de son ancienneté du respect de celles-ci.

LA RELATION ENTRE PRATIQUANTS

L’attention envers un autre pratiquant, quel que soit son niveau de réalisation, se doit d’être respectueuse ; chacun vient étudier dans la mesure de ses capacités.

Jessica Coelho

LA RELATION ENTRE PRATIQUANTS ET ENSEIGNANTS

Il doit en aller de même, entre pratiquants et enseignants.
Les enseignants doivent respecter les élèves pour leur démarche d’étudiant et l’énergie qu’ils dépensent à apprendre, même s’ils ont des difficultés.
Certaines personnes sont douées, d’autres moins. Il arrive de constater que certaines personnes parce qu’elles sont douées se dispensent de s’engager dans une vraie recherche… À contrario, on retrouvera bien souvent chez des pratiquants ayant de grandes difficultés, des personnes très assidues et très engagées.

Les élèves, quant à eux, doivent tenir en estime la connaissance du professeur, pour le travail qu’il lui a fallu donner pour l’acquérir, et sa recherche ainsi que son engagement dans sa pratique et son enseignement. Il est à noter que l’enseignant cherche constamment à comprendre comment un élève fonctionne et comment lui adapter au mieux son enseignement.

Guillaume Lefeuvre

L’ASSIDUITE

La régularité et l’engagement total (corps et esprit) dans la pratique sont les conditions indispensables à l’apprentissage des techniques.

Ils requièrent courage et volonté de dépassement de soi ; les progrès dans la maîtrise de la discipline et la joie qu’ils procurent sont à ce prix.

Par ailleurs, la ponctualité de chacun participe à l’harmonie du groupe.

LES HORAIRES

Ils sont à respecter dans la mesure du possible. En tout état de cause l’arrivée et l’intégration dans le cours doivent se faire avec délicatesse, respect et discrétion. Il faut saluer le sabre et attendre en seiza sur le côté de l’aire de pratique. C’est à l’enseignant d’indiquer l’entrée dans le cours.

Ces principes indispensables sont à respecter par tous sans exception et restent à approfondir par chacun avec l’aide du professeur et des anciens.

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