Iaido

LE IAIDŌ ET L’ART DE COUPER SON EGO

Cet art se focalise sur l’acte de dégainer le sabre et de trancher en un seul mouvement.

Retrouvez les informations sur le koryu : Muso Shinden Ryu ainsi que l’histoire de la création du Zen Ken Ren Iaido. De plus, une rubrique regroupant tous les Katas du Zen Ken Ren est mise à votre disposition (résumé, mise en situation, exécution).

SIGNIFICATION

Le mot Iaidō (居合道) est composé de :

  • 居 ou le I de iru, être
  • 合 ou Ai, l’harmonie
  • 道 ou dō, la « voie »

Iaidō peut donc se traduire par la voie de la vie en harmonie, ou exister en union avec la voie.

Le but technique du Iaidō est la maîtrise parfaite du sabre japonais. À travers la pratique se dégage sa philosophie réelle  : la recherche de l’équilibre, de la plénitude et de la maîtrise de soi dans un esprit de paix. La finalité n’est donc pas de contrôler ou de couper un ennemi, mais plutôt de maîtriser son propre ego. C’est un budō qui accorde une place importante à la spiritualité et au travail intérieur.

L’essentiel de la pratique du Iaidō consiste en l’apprentissage et l’exécution de Kata, séquences de mouvements précis, s’exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario, en recherchant la perfection dans le geste. Un Kata exécuté correctement est dépourvu de gestes superflu, clair, fluide, sans la moindre confusion. Cette remarquable sobriété donne à l’art son esthétique. Les Kata sont des combats réglés qui paraissent très éloignés d’une réalité imprévisible, voir aléatoire.

Les Kata démarrent soit debout (Tachi iai), soit à genoux au sol (Seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (Tate hiza).

LES ORIGINES

Le Iaidō pratiqué aujourd’hui est donc le résultat direct d’un travail de transmission effectué à la fin du XIXe siècle, mais la discipline elle-même, et les centaines d’écoles de sabre qui en ont découlées, s’est mise en place au milieu du XVIe siècle sous 3 influences distinctes :

  • L’arrivée à maturité du sabre à la fois d’un point de vue technologique et de son usage ;
  • L’influence du bouddhisme zen sur la société japonaise ;
  • Le changement opéré par la paix des Tokugawa sous l’ère Edo sur la société japonaise, et plus précisément son élite samouraï.

LE SABRE COMME VOIE SPIRITUELLE

Au XVIIe, Hayashizaki n’est pas le premier à proposer une école de sabre mêlant valeur bouddhiste et efficacité guerrière. Plusieurs moines avant lui, notamment au XVe et au XVIe, avaient fondé des styles sur les mêmes bases. Est-ce l’efficacité particulière des techniques mise en avant par Hayashizaki ou une société samouraï plus réceptive qui explique son succès ?

Probablement un peu des deux : Hayashizaki développe son style dans les premières années du shôgunat des Tokugawa, époque où ce type d’enseignement est susceptible de trouver une large audience. Par ailleurs certains de ces kata sont réputés avoir été transmis au fil des siècles, signe qu’ils devaient avoir quelques mérites pratiques.

A partir de Hayashizaki, les écoles se multiplient dont certaines subsistent jusqu’à nos jours. Au sein de celles-ci, l’élément central de ce qui deviendra le Iaido moderne, l’utilisation d’une arme qui a pour finalité un travail intérieur, restera l’élément original qui lui seul explique la possibilité d’une transmission de techniques sur une aussi longue durée et la pertinence de la discipline jusqu’à nos jours.

L’ennemi « objectif », menace externe, est en réalité accessoire, le vrai but et obstacle est d’abord soi-même.

Source : BudoXI

LA COMPÉTITION

Lors des compétitions, les pratiquants classés par grade, sont jugés tant sur l’exécution correcte des katas imposés que sur leur énergie et leur combativité. Deux compétiteurs sont côte-à-côte, chacun dans son aire de combat (une rouge, une blanche). Ils doivent exécuter à l’intérieur de celles-ci et dans un temps imparti, une série de kata indiqués au préalable sur une liste (3 en poule, 5 en phases finales).

Les 3 juges (un central et deux latéraux) évaluent l’exécution des kata ainsi que l’étiquette et votent pour celui qui aura fait le moins de fautes techniques et donné le plus de vie.

L’objectif n’est pas la médaille en soi, mais le fait de sortir de sa zone de confort qui est le Dojo. De plus, c’est un moment d’échange avec d’autres passionnés et une vraie motivation entre membre du même dojo.

Lire l’article sur la compétition de Iaidō Championnat de France 2017

LES STAGES

Différents stages régionaux sont organisés durant la saison et encadrés en général par notre Directeur Technique de Seine-et-Marne Daniel Vaissade 5e Dan. Retrouvez les articles des différents stages régionaux de Iaïdo de la saison 2015-2016 :

Stage Iaidō à Coulommiers, stage régional Iaidō de Fontainebleau.

Les stages de Iaidō nationaux sont dirigés par des Senseï japonais et européens de 7e à 8e Dan. Le niveau est tout de même plus élevé et il faut connaitre la plupart des kata pour pouvoir en profiter pleinement. Ils se déroulent sur un week end. Retrouvez l’article du stage national de Iaïdo à Versailles en 2016.

D’autres stages privés sont organisés un peu partout en France et sont encadrés par des Senseis 6e et 7e Dan.

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